27
jan

A peine sortie en ce 4 janvier 2012, tout de suite dévoré (explication :  j’ai écrit l’article le 4 janvier mais je viens seulement de le mettre sur le blog mauvaise fille, va).

 L’auteur part d’un fait divers survenu le 13 mars 1964 a New York dans le Queens. Celui où une jeune femme rentrant chez elle après le boulot se fait agressée au pied de son immeuble.

Cette nuit là, des voisins l’ont vue, l’ont entendue, mais pas  un n’a bougé où appelé la police.

Ryan David John imagine ce que toutes ses personnes étaient en train de faire ce matin du 13 mars 1964 de si important pour ignorer les cris d’agonies de cette femme.

 

Il nous raconte également comment Kat à vecu ses dernières heures.

Dans ce roman noir vous y verrez toutes les bassesses dont l’homme est capable. Un roman où l’on devient rapidement voyeur à son tour.

De bons voisins, Ryan David John, Ed.Actes  noirs, 04/01/2012,21 €

26
jan

Je suis moyennement d’accord avec le terme de thriller, employé pour le dernier ouvrage de Franck Thilliez. Je le qualifierais plutôt de roman angoissant à suspense.Toujours est-t-il que je peux confirmer après avoir lu deux livres de cet auteur (Le syndrôme E et Vertige) que J’ADORE ; Vertige n’est pas un polar à l’américaine c’est un polar à la française mais hum… comme c’est bon. Angoissant à souhait et qui donne terriblement envie une fois le chapitre un commencé de lire la suite .

Nous nous réveillons avec Jonathan Touvier (ancien alpiniste) dans une sorte de grotte. Jonathan est attaché au poignet. Son fidèle compagnon Pock à portée de main. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Il ne comprend pas et nous non plus. Mais Jonathan n’est pas seul dans ce gouffre de l’horreur. Il devra affronter bien pire que le froid et le faim. Il devra affronter ses plus terribles démons. Au coeur de ces pages se cache un secret jusqu’où va-t-il tenir pour le garder ?

Vertige, Franck Thilliez, Ed.Fleuve Noir,13/10/2011

25
jan

Voila un roman qui m’a fait le plus grand bien, agréable à lire et bien écrit. Sheila Kolhler retrace à merveille le parcours des soeurs Brontë leur donnant une dimension nouvelle. Elle imagine Charlotte Brontë en train d’écrire Jane Eyre, auprès de son père malade. Elle nous raconte combien à l’époque il était difficile pour une femme de se faire publier, le subterfuge des trois soeurs pour parvenir à leurs fins. L’atmosphère de l’époque y est très bien retranscrite, on s’y croirait. Je m’y suis crue.

J’ai adoré suivre le cheminement de ses personnages. Je me suis prise d’affection pour Charlotte, Emily et Anne. J’ai été moins tendre envers leur frère (tant admiré) et leur père (si exclusivement accaparé par son fils).

En 259 pages vous y découvrirez la vie telle qu’elle a semble-t-il été pour les trois soeurs Brontë, lisez ensuite Jane Eyre ou les hauts de Hurlevent et vous saurez que les soeurs Brontë ont accompli quelque chose d’immense, quelque chose tout droit sorti de leurs imaginations : des romans prodigieux.

 

Quand j’étais Jane Eyre, Sheila Kohler, Ed. La table ronde, 20 €, 05/01/2012

23
jan

Me voilà en train d’écrire un article sur un cadeau de noël. Un joli petit livre qui me donnait envie grâce à cette couverture sympathique et à cette auteur que j’aime beaucoup. Bref toutes les conditions pour bien commencer un roman !

Martin Molin, un collègue de Patrick Hedström (pour ceux qui connaissent les personnages de Camilla Läckberg) et policier, a été invité par sa petite amie à une réunion de famille sur une île dans un gîte très confortable. Le grand-père est un riche industriel qui meurt empoisonné après avoir déshérité sa famille. Bien sûr la tempête fait rage dehors et tout le monde est bloqué sur l’île. Qui est le coupable ? Voilà une enquête pour Martin Molin, seul représentant des forces de l’ordre.

Voici un petit polar sans prétention. Certaines critiques disent que ce polar est « à la Agatha Christie », mais je ne peux pas le dire car je n’ai encore jamais lu de roman d’Agatha Christie (honte à moi). C’est amusant à lire. On se demande jusqu’au bout qui est le coupable, bien que je doive admettre que je pensais bien savoir qui un peu avant la fin. Mais assez loin dans le roman pour que ça ne gâche pas ma lecture.

J’aime beaucoup l’écriture de Camilla Läckberg car elle est fluide et très divertissant. Elle écrit avec le point de vue de tous les personnages présents et c’est très intéressant.

Par contre, un détail m’a gêné, Martin n’arrête pas de se plaindre que l’enquête avancerait beaucoup mieux si Patrick Hedstrom était présent. C’est agaçant car il le répète pas mal de fois.

Au final, je ne pense pas que ce soit un polar culte mais il est divertissant, se lit vite. Bref un bon moyen de passer le temps agréablement sur une île suédoise !

Cyanure, Camilla Läckberg, Actes Sud, 2011 (Actes noirs)

 

14
jan

Soit dit en passant, LES VERBES N’INDIQUENT PAS UNE ACTION. Arrêter est un verbe. Si je dis « je m’arrête », j’ai arrêté de faire quoi que ce soit. Je ne fais absolument rien ! Je l’aurais bien expliqué à Mme Scullery, mais elle ne pouvait déjà plus me supporter. Elle m’aurait répondu « que je jouais simplement avec les mots », ce à quoi j’aurais répliqué : « Quel mal y a-t-il à jouer avec les mots ? Les mots adorent qu’on joue avec eux, comme les enfants ou les chatons ! » Elle n’aurait pas compris du tout, et m’aurait trouvée encore plus insupportable.

Je m’appelle Mina, David Almond, Gallimard jeunesse