18
mai

« Avoir vingt-deux ans – et plus aucune attache. Rouler sur les routes californiennes. Vivre des rêves éveillés et des cauchemars diurnes. Comprendre que l’important, désormais, c’est de continuer coûte que coûte. Et de rester vivant. »

Je voulais faire un article sur cet auteur car c’est un auteur de ma ville qui a su conquérir un public large. J’ai hésité et puis j’ai finalement décidé de vous parler de « Et rester vivant », son dernier roman.

Le narrateur vient de perdre ses parents et son frère dans un accident de voiture. Il décide de partir en compagnie de deux amis d’enfance, Laure et Samuel, à la découverte des Etats-Unis. Ce roman raconte ce voyage initiatique. Le narrateur essaie de continuer à vivre malgré tout.
Lorsque l’on connait un peu plus la vie de l’auteur, on a le sentiment d’entrer dans son intimité, on sent les passages autobiographiques. Ce roman m’a marqué parce que, à presque 25 ans, je me retrouve. Ce roman m’a donné envie de partir moi aussi, loin, de faire le point sur ma vie, et de revenir vierge de tout sentiment. Un très bon moment de lecture…

 

Et rester vivant, Jean-Philippe Blondel, Ed. Buchet-Chastel, 14,50 €.

15
mai

 A la différence de Camille j’ai pris un immense plaisir à lire Herbjorg Wassmo, les 558 pages ont glissés, j’avais hâte de connaître la fin.

Le roman se découpe en six cachiers, il démarre avec Herbjorg se cachant dans la grange pour écrire et pour l’éviter « lui ». Elle se poursuit en repartant sur les traces de son arrière grand mère : Sara Susanne en 1848 .

Dans cette magnifique saga vous y découvrirez comment les femmes et les hommes vivaient. Les coutumes, les traditions, la pêche, le froid, la vie et la mort.Bien que fictif cet roman s’inspire largement de la mère de Herbjorg Wassmo le rendant si possible encore plus intéressant.

Quatre générations de femmes toutes différentes mais incroyables. C’est un roman remarquable. Je lirais sûrement d’autres romans de cette auteure.

Cent ans, Herbjorg Wassmo traduit du Norvégien par Luce Hinsch,Ed.Gaïa, 13/02/2011, 24,40 €.

15
mai

C’est avec un plaisir évident que j’ai à nouveau ouvert un roman d’Arnaldur Indridason. Je peux me targuer d’avoir lu tous ses romans et de les avoir aimés.

Erlendur laisse la place cette fois à Sigurdur Oli. Il est en vacances et ne donne pas signe de vie.

Deux affaires vont se croiser au rythme de la vie de Sigurdur Oli (pas bien brillante au demeurant). La première : celle d’un jeune homme déjà connu des services de police lors d’une précédente enquête ( cf : hiver arctique) qui semble extrêmement agité. La deuxième concerne la demande de Patrekur, un ami de Sigurdur pour qu’il aide sa belle-soeur victime de chantage suite à une soirée entrecôte, tout cela bien entendu avec un fonds économique très intéressant. Je me tais maintenant au risque d’en dire trop et vous laisse découvrir si vous ne le connaissez pas cet auteur. Un bémol cependant Erlendur me manque !

La muraille de lave, Arnaldur Indridason traduit de l’Islandais par Eric Boury, Ed. Metaillé, 03/05/2012, 19,50 €.

15
mai

Je suis navrée d’avoir mis tant de temps à poster mon article sur l’auteur du mois d’avril, pour ma défense j’ai eu un petit( mais énorme) problème aux yeux, réglé maintenant, ouf parce que lire me manquait . J’ai choisi de lire pour cet auteur du mois  De bons présages un roman co-écrit entre Pratchett et Gaiman (parce que j’aime bien Neil Gaiman). Cependant malgré des efforts répétés je n’arrive pas à entrer dans cet univers et le livre n’est à ce jour toujours pas fini.

De bons présage c’est l’histoire de la naissance du fils de Satan et de l’arrivée de la fin des temps. Deux envoyés spéciaux sur Terre, Aziraphale (un ange) et Rampa (un démon), censés être opposés mais étant amis décident de faire capoter l’apocalypse. En effet la vie sur terre leur plaît bien trop pour que tout disparaisse. Ils cherchent donc à trouver l’enfant de la prophétie et ils ne sont pas les seuls à vouloir mettre la main dessus.

Il y a des passages très drôles (surtout avec Rampa qui me plaît beaucoup) mais j’ai parfois du mal à suivre l’histoire entièrement sans m’emmêler les pinceaux. J’ai bon espoir de la finir un jour. J’aimerais en effet savoir si l’apocalypse va avoir lieu (à priori non car nous sommes encore là !). Je me suis tout de même renseigné sur le livre et à priori, je le dis sans trop m’avancer mais c’est une sorte de parodie du film La malédiction (ce qui explique sûrement le côté parfois burlesque du roman).

De Bons présages, Terry Pratchett et Neil Gaiman, Ed. Au diable vauvert, 01/02/2002, 22 €.

12
mai

 

« C’est moi qui ai eu l’idée de la liste. Je n’ai jamais voulu que quelqu’un meure. Est-ce qu’un jour on me pardonnera ? »

Valérie et Nick, un couple de lycéen qui se sentent exclus. Ils sont constamment persécutés par leur camarade.  Ils tiennent ensemble une « hate list » où figure le nom de tous les élèves qui les ont un jour blessé ou humilié. Mais un matin, alors qu’une lycéenne humilie une fois de plus Valérie, Nick ouvre le feu dans la cafétéria du lycée, visant les élèves de la liste, avant de se suicider.

Quelques mois après le drame, Valérie retourne au lycée, se sentant responsable de ce drame.

J’ai tout de suite été attiré par ce livre, notamment par la mention « Meilleur livre Young Adult de l’année ». Ce livre se lit d’une traite. On a envie de savoir ce qui s’est passé, de comprendre les personnages, pourquoi ces jeunes détestaient tant Valérie et Nick, pourquoi ce clivage entre les élèves. Et on espère surtout une happy end. On se prend d’affection pour Valérie qui tente tant bien que mal de faire le point sur sa vie et tirer un trait sur le passé.

Le récit est écrit en alternant des chapitres sur le passé et le présent, afin de retracer l’histoire de ce drame et essayer de comprendre ce qui a pu pousser Nick à agir. J’ai beaucoup aimé ce retour dans le passé car cela nous permet de mieux comprendre les personnages, ce qu’ils ont vécu.

Hate List, Jennifer Brown, Albin Michel Wiz, février 2012